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Films & cinéma

Voici ci-dessous une sélection désordonnée de quelques films que vous pourriez apprécier de voir ou revoir. Je vais essayer de donner un bref avis sur ces films quand j'aurai le temps.

            • Les femmes du sixième étage, 2011.
            • Le violon rouge, 1998.
            • Minuit à Paris, de Woody Allen, 2011.
            • Le nom des gens, 2010.
            • L'Homme qui voulut être roi, 1975 (inspiré d'une nouvelle de Kipling).
            • Le Come Back, 2007 (avec Hugh Grant et Drew Barrymore).
            • Elizabeth, l'âge d'or, 2007.
            • Je suis une légende, 2007 (adaptation d'un roman de Richard Matheson).
            • Carnets de voyage, avec Gael Garcia Bernal, 2004.
            • Deux frères, de Jean-Jacques Annaud, 2004.
            • Tous les matins du monde, d'Alain Corneau, 1991.
            • Tous les soleils, 2011.
            • Joyeuses funérailles, 2007.
            • Le Coût de la vie, 2003.
            • Un jour sans fin, 1993.
            • Ensemble, c'est tout, 2007 (adapté du roman homonyme d'Anna Gavalda).
            • Once, 2007 (film musical irlandais réalisé par John Carney).
            • Le plus beau des combats, 2000 (Remember the Titans).
            • Fight Club, 1999 ( adapté du roman éponyme de Chuck Palahniuk).
            • Le discours d'un roi, 2010.
            • Bouvard et Pécuchet, 1989 (adapté du roman éponyme de Flaubert).
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Révisez la succession des reines et rois d'Angleterre !

Le Discours d'un roi *****

Mon avis : je vous parie un shilling que vous aimerez ce film ! Je me devais de voir Le Discours d'un roi (en anglais The King's speech). Je m’intéresse à l’histoire et je suis anglophile, ce qui me faisait au moins deux bonnes raisons de ne pas manquer ce film dans lequel on voit une tranche de vie du duc d’York, futur roi du Royaume-Uni, père de l’actuelle reine d’Angleterre Élisabeth II. Ayant lu un certain nombre d’ouvrages d’histoire concernant la dynastie des Windsor et l’histoire d’Angleterre, ce film ne recelait pour moi aucune surprise, mais c’était un vrai plaisir de voir que le scénario était fort bien documenté et reposait sur de véritables éléments historiques. De plus, le film est servi par des acteurs savamment choisis : Colin Firth campe un duc d'York très digne, Helena Bonham Carter incarne une sympathique duchesse d’York, Guy Pearce a vraiment quelque chose du vrai Édouard VIII, Geoffrey Rush est un Lionel Logue convainquant, Michael Gambon est parfait en George V, etc. Seul bémol : on peut regretter que cette grande figure politique que fut Churchill ne soit pas apparue plus souvent au cours du film. Bien sûr, certaines scènes relèvent de l’imaginaire – par exemple ce tête-à-tête entre le duc d’York et Churchill qui évoque le nom qu’il porterait s’il venait à être roi à la place de son frère aîné : le scénariste prête à Winston Churchill le don de prémonition ou alors il veut tracer un bon gros raccourci pour le spectateur – mais même ce qui est inventé reste assez vraisemblable. Par exemple, la servilité d’Édouard VIII vis-à-vis de Wallis, sa future épouse, est plausible. N’ira-t-il pas jusqu’à abdiquer pour pouvoir épouser cette femme deux fois divorcée, que l’église anglicane n’aurait jamais accepté comme reine ? Et c’est son frère cadet, qui, contrairement à lui, n’était pas du tout préparé à régner – comme le montre justement le film – qui va devoir le remplacer au pied levé et assumer le rôle de roi à sa place, devenant George VI. Mais cette affaire d’abdication, spectaculaire, incroyable, unique dans les annales, qui pourrait faire à elle seule l’objet d’un autre film, n’est ici que secondaire et anecdotique, car le héros de l’histoire c’est « Bertie », comme l’appelaient ses intimes, et non le grand frère inconséquent. Le héros, c’est George VI, dont le règne a vu la victoire de l’Empire britannique sur l’Allemagne nazie. Et si tout cela fait aujourd’hui partie de l’Histoire, il est fort probable que le grand public ait besoin de ce film pour « se rafraîchir la mémoire », si ce n’est découvrir ce moment clé du passé de l’Angleterre. Le film rend tout ce petit monde assez attachant, même aux yeux d’un citoyen français athée et socialiste pour qui la royauté semble totalement surannée. On en vient presque à éprouver de la sympathie pour ces têtes couronnées, et on peut s’émouvoir à l’idée que la fille de George VI, qui était encore une enfant à l’époque du couronnement de son père, a aujourd’hui presque 85 ans et règne depuis 1952 ! Nous autres, Français, avons décapité notre roi et sommes passés en république, mais soyons fair-play : puisque certains monarques européens ont su durer, concédons-leur ce droit. Long life to the Queen !

PS : Attention, ne pas confondre Édouard VII, grand-père de George VI, et Édouard VIII, frère aîné de George VI !

 
     
             

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